Ça va mal pour la production d’huile d’olive en France. Les producteurs n’hésitent pas à employer le mot « catastrophique » pour désigner la récolte 2017, car celle-ci sera la plus faible depuis 17 ans.

Dans l’ensemble, la production est la même qu’en 2000, mais elle se fait en utilisant 7 000 hectares d’oliviers de plus qui ont été plantés depuis. Cette baisse de productivité, n’est pas en réalité nouvelle, car c’est une tendance qui s’affirme un peu plus chaque année depuis 2011. Elle entraîne une envolée des prix jusqu’à atteindre 13 voire 14 euros le litre, voire jusqu’à 25 euros le litre au tarif vendu au consommateur.

C’est ce terrible constat, que fait le président de l’Afidol, (l’interprofession) Olivier Nesle, producteur près d’Aix-en-Provence, qui met en avant plusieurs explications à ce phénomène.
Tout d’abord, le vieillissement global des oléiculteurs, en effet, cela ne favorise pas la nouveauté, la prise d’initiative et l’expansion. Il faut rajouter à cela, une certaine perte de savoir-faire.
Les autres explications sont à trouver dans la gestion des exploitations, car l’olivier est un arbre sensible aux moindres variations. Il faut donc largement anticiper de nombreux « facteurs » que sont le changement climatique, l’apparition de nuisibles comme les mouches, et la qualité du terrain qui réclame un entretien rigoureux.
Du coup, tous ces risques, refroidissent les producteurs dans leurs « extensions », et l’on assiste plutôt à un repli vers des projets plus tendance, moins risqué d’où une augmentation du nombre d’oliveraies bio (moins productives). L’exemple le plus connu étant l’initiative du chanteur et comédien, Patrick Bruel, qui a ressuscité une ancienne commanderie à l’abandon depuis 1956 sont rares. La commanderie est devenue une oliveraie de 20 ha totalement biologique.
Il faut rajouter à cela, une concurrence farouche, car la production explose dans toute la Méditerranée, Italie, Espagne, Maroc, Tunisie, Grèce et Portugal. Actuellement, la production française, qui vient pour 65 % de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur ne représente que 4 % de la consommation nationale.

Crédit photo : chateaudepotelieres

 

 

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