Déborah de Robertis, est une artiste aux performances artistiques, disons pas « communes ». Provocatrice, elle avait laissé apparaître ses seins et une toison pubienne factice lors de deux expositions à Paris. Poursuivie pour exhibition sexuelle, l’artiste a été relaxée.
Concrètement, lors de deux expositions au Musée des arts décoratifs de Paris, lors d’une exposition consacrée à la poupée Barbie et à la Maison européenne de la photographie du 18 septembre, elle est venue avec une perruque blonde sur la tête, dans une combinaison couleur chair qui laissait apparaître ses seins. En haut de ses cuisses, elle arborait une abondante toison pubienne factice.
On ne peut pas dire, que c’est une première pour la jeune femme, car on se rappelle qu’elle s’est allongée nue, samedi devant l’Olympia de Manet au musée d’Orsay pour reproduire l’œuvre sous les yeux des visiteurs. Idem en mai 2014, toujours au musée d’Orsay, elle avait exposé son sexe devant L’origine du monde de Gustave Courbet, célébrissime tableau représentant un sexe de femme. Le musée avait, là aussi porté plainte.
Cependant, cette fois la jeune femme a été relaxée, car le tribunal a estimé « qu’il n’y avait pas d’éléments suffisants pour caractériser l’exhibition ». La présidente du tribunal correctionnel de Paris a jugé, et a pris en compte l’évolution de la société en la matière et a déclaré, « qu’en l’état actuel des mœurs en France (…), le geste de l’artiste n’était pas constitutif d’une exhibition ».
Il est vrai, que voir un bout de sein et une toison pubienne factice à l’heure actuelle, qu’on s’en offusque ou pas, devient relativement banal. Son avocat, Maître Tewfik Bouzenoune, a bien résumé la situation en déclarant, « comment peut-on définir un état de nudité ? C’est beaucoup trop vague ».
Du coup, à la sortie du Palais de Justice, l’artiste de 32 ans a expliqué vouloir poursuivre ses « performances ». « Pour moi, c’est très bien, puisque je prépare une série de performances dans d’autres musées ».
De là, à considérer qu’un acte, sous prétexte qu’il est non répréhensible par la loi, est de l’art, c’est une autre histoire.

Crédit photo : Enfoques.MX

 

 

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