On connaît le goût de Julien Assange, le fondateur de Wikileaks, pour les méandres des secrets du pouvoir, mais on ne lui connaissait pas la fibre féministe. Pourtant, il vient de publier deux tweets faisant entendre que la défaite de Marine Le Pen serait due aux relents sexistes et patriarcaux de la politique française.

Cette prise de position de Julien Assange semble de plus en plus étonnante. En effet, il ne s’est guère offusqué de ces mêmes principes lors de la défaite d’Hillary Clinton face à un Donald Trump, donnant et utilisant une image certainement beaucoup plus sexiste et misogyne qu’Emmanuel Macron.

Maintenant, il englobe les deux femmes dans la même dénonciation du machisme ambiant qu’il semble découvrir. Étant donné, que l’homme est aussi impliqué dans une affaire d’agressions sexuelles (qui reste tout de même présumée) sur deux jeunes femmes. De ce fait, il semble véritablement jouer une partition qu’il maitrise mal.

On ne peut pas nier, que la politique française souffre comme d’autres milieux d’une misogynie ambiante. Cependant, donner une part trop importante à ce phénomène dans cette élection, semble relever d’une mauvaise analyse. Ces élections ont vu une femme à la tête d’un parti à forte connotation machiste, face à celui qui devient le plus jeune président de la Cinquième République, censé joué le rôle du patriarche. Dans ces conditions, les tweets de Julien Assange, relèvent dans le meilleur des cas d’une analyse de comptoir de bar impulsive, et au pire pour le révélateur d’un parti-pris devenu idiomatique.

Dans tous les cas, le féminisme version Julien Assange, qui résume l’action de Marine Le Pen, non pas à ses idées, mais à sa simple condition de femme, n’est pas vraiment convaincant, même si l’intéressé évoque l’ironie.

Depuis quelque temps avec Julien Assange, il faut regarder de l’autre côté. Souvent, il ne faut pas voir qui, il attaque avec force, conviction et certainement une part de justesse, mais plutôt qui, il n’attaque jamais avec aveuglement, amnésie et une bonne dose de partialité.

Crédit photo : thierry ehrmann

 

 

 

 

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