Cela fait déjà 40 ans que cette affaire a eu lieu. En effet, c’est en 1977 qu’une jeune fille de 13 ans, Samantha Gailey (future épouse Geimer), accuse le réalisateur Roman Polanski de viol. C’est le début d’une vraie saga avec de nombreux rebondissements, qui a vu le réalisateur fuir les États-Unis pour éviter la prison. Depuis quelque temps, celle qui est devenue une femme souhaite la clôture du dossier, elle ne renie rien, elle veut juste retrouver un peu plus d’anonymat et de sérénité.
Cela suffit pour Samantha Geimer, qui se dit fatiguée de cette affaire. Elle va donc une nouvelle fois, expliquer qu’elle veut devenir autre chose que « la victime de Polanski ».
Ce n’est pas la première fois, que Samantha Geimer fait part de sa volonté de classer l’affaire. D’ailleurs, le volet civil du procès a déjà été clos. En 1988, Samantha Geimer décide de poursuivre Roman Polanski. Cinq ans plus tard, le réalisateur lui verse une somme à six chiffres (500 000 euros, selon plusieurs médias).
Il reste bien sûr, le volet pénal de l’affaire qui continue, bien que Samantha Geimer ait régulièrement fait part de sa volonté de clore l’affaire au pénal pour pouvoir tourner la page. Ces requêtes successives n’ont pas mis fin aux poursuites qui visent Roman Polanski. En effet, le retrait de plainte d’une victime n’entraîne pas nécessairement l’arrêt des poursuites. C’est en effet à la justice de juger un crime commis.
La démarche de Samantha Geimer peut apparaître étrange. Cependant, elle dit ne pas vouloir remettre en cause les faits, qui d’ailleurs, ont été en partie avoués par Roman Polanski, mais elle explique ne plus vouloir endosser le rôle de victime éternellement.
La vie continue, et pour Samantha Geimer, elle passe par une possibilité de dépasser cette histoire, dans laquelle la justice la maintient. En 2010, son avocat explique, que sa cliente est devenue, après avoir été « la victime de Polanski », de plus en plus « la victime du système judiciaire ».
Depuis quelques années, Samantha Geimer se plaint aussi de l’utilisation de son affaire par des personnes qui sous couvert de l’aider, de faire avancer, ou même de défendre d’honorables causes, ne cherchent en fait que le bon coup, l’argent, la célébrité et des promotions pour leur carrière.

Crédi photo : nzouankeu

 

 

 

 

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