Il s’appelle Julian Rios Cantu, il a 18 ans et il est étudiant de l’institut de technologie et d’études supérieures de Monterey. Avec trois de ses amis, il a mis au point un soutien-gorge équipé de 200 capteurs, qui pourrait permettre d’améliorer le dépistage du cancer du sein.

Ce soutien-gorge répond au doux nom « d’Eva », et il présente un aspect de couleur rose. Sa grande particularité est de permettre aux personnes qui le portent 60 à 90 minutes par semaine, de collecter et de transférer des informations à l’utilisatrice et son médecin à l’aide d’une application. Cela permet un suivi de la texture, de la couleur et la température de la poitrine, afin de comparer leur évolution dans le cadre d’une prévention éventuelle très rapide.

Grâce à ce soutien-gorge, Julian Rios Cantu a décroché le prix du meilleur étudiant entrepreneur à l’international doté d’environ 18 500 €. Pour Julian, cette réussite est double, car sa mère a été atteinte du cancer du sein à deux reprises, et a dû subir une mastectomie après avoir frôlé la mort. C’est ce qui a motivé la direction des recherches de l’étudiant.

Il reste maintenant à convaincre les autorités médicales de la pertinence de l’utilisation de ce soutien-gorge. Ce ne sera pas chose facile, car le dépistage du cancer n’est pas une chose anodine. Un tel dispositif, avant d’être adopté, doit faire l’objet de tests, et il doit prouver de son utilité et surtout d’une grande fiabilité. On ne peut pas se permettre des erreurs aux conséquences dramatiques. Damien Mascret, médecin et journaliste au Figaro santé, résume la situation en expliquant, « il est important de savoir si le test apporte quelque chose d’utile en terme de survie, et si les résultats sont fiables ».

Il s’agit aussi de mettre en œuvre autour du dispositif, une efficace sensibilisation afin d’éviter toute méprise et éviter que les personnes pensent être à l’abri de la maladie grâce à ce seul examen.

On espère pour Julian Rios Cantu, et pour les personnes qui dépisteront un cancer assez tôt que le procédé va s’avérer fiable et qu’il pourra compléter l’arsenal de prévention de cette terrible maladie.

Crédit photo : yannick daligault

 

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