Des propos d’Emmanuel Macron au G20 sur la surnatalité en Afrique, comme frein au développement, ont fait naître une large polémique. Les réactions ne se sont pas fait attendre, y compris, bien sûr, par les représentants des pays africains eux-mêmes. Cependant, lors d’une rencontre tenue à Ouagadougou, les parlementaires des 15 pays de la Cedeao, du Tchad et de la Mauritanie se sont engagés à réduire de moitié le nombre d’enfants par femme.

 Les Etats de la Cedeao, ont en effet évoqué clairement, la nécessité de diviser le taux de fécondité par deux pour développer la sous-région de l’Afrique de l’Ouest. Les prévisions font état actuellement de 1 milliard d’habitants, pour la population de l’Afrique de l’Ouest d’ici 2050.

 L’objectif visé, est de faire passer la moyenne qui est d’environ de 6 enfants par femme actuellement, à 3 enfants d’ici 2030. Salifou Diallo, le président du parlement burkinabé, qui a présidé la rencontre explique, « nous estimons que quand on a des taux de croissance économique des pays qui sont de l’ordre de 5 à 6 % avec un taux de fécondité située à 6 ou 7 %, nous sommes dans une situation de démographie non maîtrisée, et nous ne pouvons pas espérer de développement avec une telle situation ». Il précise notamment, « il faut faciliter un déclin rapide, volontaire, de la fécondité grâce à l’accès universel à la planification familiale, l’augmentation du niveau d’éducation des femmes et le renforcement des efforts pour améliorer la survie de l’enfant ».

 Cette théorie de la surnatalité supposée être en Afrique un frein au développement, n’est pas nouvelle, et elle ne fait pas l’unanimité. Cependant, on ne peut pas la mettre éternellement de côté, et se contenter de prise de position de principes. Il est bon, que les dirigeants africains l’abordent eux-mêmes, en débattent et réussissent à en dégager une ligne de conduite claire qui ne laissera plus la place à des remarques et des leçons, prenant des accents colonialistes et condescendants venant d’autres pays.

 Sachant, que de toute façon après chaque belle déclaration, le plus dur reste à faire, c’est-à-dire la mise en application.

Crédit photo :  kassgallerie

 

 

 

 

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