La première édition du Salon Femme d’Afrique se tiendra en avril à Abidjan. Le projet, présidé par Dominique Nouvian, a pour ambition de devenir une plate-forme de rencontre pour les femmes du continent et de donner plus de visibilité à leurs revendications.

« Mettre la femme au cœur du développement de l’Afrique »

Les préparatifs de la première édition du Salon Femme d’Afrique, présidé par Dominique Nouvian et organisé en partenariat avec le journal éponyme, ont été officiellement lancés le 17 janvier dernier. Consacré à la question de la place des femmes dans l’avenir de l’Afrique, en particulier d’un point de vue économique, l’évènement se tiendra du 6 ou 8 avril prochain à Abidjan. « On met la femme au cœur du développement de l’Afrique et de la Côte d’Ivoire » s’est exprimé le représentant du Maire de la région du Plateau lors de la journée de lancement, des nouvelles perspectives d’inclusion des femmes dans l’économie devrait permettre « une accession de la femme aux divers emplois ». Le projet se présente ainsi comme une nouvelle plate-forme d’échanges entre participants et visiteurs, avec notamment plusieurs opportunités d’investissements pour soutenir l’activité économique des femmes. Divers temps forts marqueront le salon : une exposition, une conférence thématique, plusieurs ateliers ainsi qu’un dîner de gala pour clore ces trois jours d’échange.

Créé en 1987, c’est la première fois que le magazine Femme d’Afrique prête son nom à un évènement. « Nous sommes partis de la mode, la beauté, pour aujourd’hui appréhender la femme dans toute sa globalité, celle participant au développement de sa société et donc du monde », explique la rédactrice en chef du magazine et écrivaine Flore Hazoumé.  « La femme n’est pas que belle, poursuit-elle. Je voulais que ce magazine nous ressemble. C’est le reflet de notre vie. Je voulais que les femmes de toutes les couches soient touchées ».

Le Fafci et Dominique Nouvian en soutien à l’indépendance financière des femmes

Engagée pour la promotion de l’indépendance financière des femmes africaines, c’est sans surprise que la Première Dame ivoirienne Dominique Nouvian a apporté son soutien à l’évènement. Le Fonds d’appui aux femmes de Côte d’Ivoire (Fafci), qu’elle a créé en 2012, a permis d’octroyer plus de 10 milliards de FCFA, sous formes de microcrédits qui financent une activité génératrice de revenus, à plus de 110 000 Ivoiriennes à ce jour.

Le Fafci offre enfin une réponse à des obstacles sociaux autrefois considérés comme insurmontable – comme l’impossibilité d’emprunter de l’argent. Des discriminations qui ont pour effet de maintenir les femmes dans l’économie domestique et informelle et de les empêcher de s’émanciper financièrement, qu’elles vivent en milieu rural ou urbain. Pour Helen Clark, directrice du PNUD, « dans de nombreux cas, les femmes ne peuvent pas posséder de terres ou hériter de terres, ce qui rend difficile pour elles d’emprunter de l’argent. Cela a pour conséquence qu’elles n’ont pas les moyens d’acheter les meilleures graines, les meilleurs engrais. » « Donc, au final, même si elles travaillent très dur, les femmes produisent moins ». Le modèle de prêts à taux réduit à 1 % du Fafci commence à faire des émules et à intéresser des pays voisins comme le Tchad, le Niger et le Congo.

Le directeur du groupe de presse Fraternité Matin, également associé au Salon Femme d’Afrique, résume la problématique centrale : « dans cette Afrique en pleine évolution, en plein essor, avec une croissance à deux chiffres et une classe moyenne possédant un pouvoir d’achat qui attire de prestigieuses enseignes occidentales et des multinationales de renommée ; dans cette Afrique au cœur de toutes les convoitises, une question s’impose à nous : avec quelle femme se construira l’Afrique nouvelle ? »

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