Le droit des femmes à disposer de leurs corps semble s’effriter de jours en jours. En France, la candidate frontiste aux élections présidentielles évoquait le terme « d’IVG de confort » pour désigner ce droit institutionnel acquis par les féministes. Dans le Sud des États-Unis, une récente loi « rétrograde »fait débat.
En effet, l’Etat de Virginie souhaite faire reculer le nombre d’avortement en adoptant une mesure qui obligerait les femmes souhaitant se faire avorter à effectuer une échographie la veille de l’intervention, avec la possibilité de voir le fœtus.
Une mesure qui prendra effet dès le 1er juillet et provoque la colère des féministes américaines mais aussi des professionnels de santé.
En témoigne Rosemary Codding directrice du Falls Church HealthCare Center de Virginie qui effectue un millier d’Ivg par an : « C’est tout simplement une insulte faite aux femmes et aux médecins ». De même Tarina Keene, qui dirige l’association pro-avortement NARAL en Virginie : « (Cette loi a) clairement été passée pour faire honte aux femmes, les intimider, les rabaisser ».
D’autres états américains se sont déjà pliés à ce dispositif avec plus ou moins de souplesse. Il est en effet permis aux femmes qui le souhaitent, de ne pas voir, ni entendre les battements de cœur du fœtus durant la consultation en manifestant leurs volontés par écrit.
Le Texas est le seul état à obliger les femmes à se soumettre à ces deux impératifs si elles souhaitent avorter, avec la complicité du praticien qui détaille tout ce qu’il voit sur l’écran au moment de l’échographie.
Tout est ainsi fait pour décourager et culpabiliser les femmes et rendre l’IVG impossible à terme.
Des contraintes qui pèseront lourds lors des élections présidentielles et législatives selon Tarina Keene : : « S’ils continuent cette guerre contre les femmes, le retour de bâton va être sévère »












