Il est facile d’imaginer quelques conversations du genre, « tiens, c’est Florence Parly qui devient Ministre des Armée, Florence qui ? ». En effet, le nouveau gouvernement actuel, n’en finit pas de nous faire découvrir de nouvelles têtes. Cependant, la nouvelle ministre qui va diriger nos armées n’est pas arrivée là par hasard.
Comme le nouveau président, elle participa à différents gouvernements de gauche, alors qu’elle était encore jeune. En effet, à 37 ans, elle avait été nommée secrétaire d’État au Budget sous Lionel Jospin, de 2000 à 2002.
A 54 ans, elle revient donc à de très hautes responsabilités gouvernementales. Florence Parly a un parcours assez classique pour en arriver là. Elle a d’abord été étudiante à Sciences Po, avant d’intégrer l’ENA (École nationale d’administration), promotion Fernand-Braudel, en 1985. Elle décroche la meilleure note en finance publique, et donc intègre la haute fonction publique.
Elle participe à la création du RMI (revenu minimum d’insertion) et de la CSG (contribution sociale généralisée), aux côtés notamment de Laurent Fabius.
Côté engagement, elle est membre du Parti socialiste depuis 1995. En 2002, Florence Parly se présente aux élections législatives dans l’Yonne, mais elle perd contre le notable de la région, Jean-Pierre Soisson.
Elle se tourne vers les grandes entreprises, en devenant directrice de la stratégie des investissements à la direction financière d’Air France. En 2009, elle est ensuite nommée directrice générale adjointe d’Air France Cargo.
En novembre 2014, Florence Parly entre à la SNCF pour assurer la fonction de directrice générale déléguée, et en 2016, Guillaume Pepy, la nomme directrice générale SNCF Voyageurs.
La nouvelle ministre des armées, arrive dans un contexte difficile avec des dossiers concernant une menace terroriste élevée, notamment après la tentative d’attentat sur les Champs-Elysées, perpétrée lundi. La lutte antiterroriste contre Daesh, exige aussi de nombreux militaires, qui restent également déployés en opérations extérieures.
Cependant, est-il nécessaire de rappeler, que le chef des armées sous la Cinquième République reste bien le chef de l’Etat. La nomination d’une personne avant tout gestionnaire, montre bien que celui-ci entend bien intervenir très directement dans les grandes décisions, et attend avant tout de la discipline.

Crédit photo : absoluu

 

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