Le sujet de l’homme de métrop’ d’aujourd’hui est axé sur les jeux-vidéos pour filles car, en tant qu’homme, j’ai vraiment beaucoup de mal à les comprendre.
Commençons de suite par laisser de côté toute une catégorie de jeux qui sont compréhensibles, dans une certaine mesure, car ils ne reprennent que des thèmes féminins pour un game-play, je crois, largement inspiré de jeux vidéos plus traditionnels.
Dans cette catégorie je classerai, par exemple, toute la série des « Alexandra Ledermann » avec ses chevaux ou encore les jeux de mode et ainsi de suite. Le thème est inintéressant au possible et il n’y a pas de synopsis valable, mais ce n’est pas grave. Ce n’est pas là que se situe mon problème.
J’ai, personnellement, mais je pense que je peux étendre ma vision des choses à la plupart des joueurs hommes, un problème dans la conception même d’un certain type de jeu : Les Sims.
La grande question que je me pose est : POURQUOI ?
Sincèrement : pourquoi vouloir recréer dans un ordinateur ce qui se passe dans la vie réelle ? Si on joue à un jeu vidéo c’est pour faire ce qu’on ne fait pas dans la vraie vie : tirer sur des gens, voyager dans l’espace, devenir un Jedi… pas pour connaître nos voisins !
Mais en fait, en y réfléchissant bien, c’est un peu le principe de base de tout ce qui est « pour filles » : films, séries, jeux vidéos… le but n’est pas de créer un nouvel univers, d’ailleurs les quelques tentatives dans le genre se transforment en échecs monumentaux (non, je n’ai absolument pas pensé à Twilight pendant que j’écrivais cette phrase…).
Regardez les séries : « Plus belle la vie » ou « Urgences » parlent de la vraie vie, ou presque ; parfois les coïncidences sont tellement improbables qu’on se rapproche de la science-fiction. Même les films pour filles, style « Pretty Woman » nous racontent de belles histoires banales de gens normaux.
Les jeux-vidéos reflètent ce style de pensée. Les Sims en sont la preuve la plus évidente. Second Life est sans doute l’exemple extrême. Une précision pour celles qui apporteraient de suite l’argument « il y a des garçons aussi qui jouent à Second Life ». Oui, vous avez raison. Mais ce n’est que pour la multiplicité des actions de type sexuel que l’on peut faire.
L’existence des jeux vidéos pour fille ne me gêne pas. Ce n’est pas le problème. Juste pourquoi même dans le virtuel tout doit paraître réel et vraisemblable ?
Si une fille pouvait me donner une réponse, je lui serais reconnaissant.












Bonjour,
j’ai un élément de réponse concernant ta question. Dans un magazine dédié au marketing, j’ai lu par hasard qu’étant petits et avec des jeux traditionnels, les garçons jouaient à la 3ème personne; tandis que les filles jouaient à la 1ère personne.
Cela pourrait expliquer pourquoi les jeux sont « réels ». La fille veut du « je » tandis que les hommes peuvent être quelqu’un d’autre, ailleurs (dans un vaisseau sur Tatooine par exemple).
Mais à la limite, ça c’est le top de l’iceberg. Parce que si ça, c’est ce que tu appelles des jeux pour filles, c’est ce que le marketing en a conclu pour toi, à ta place.
Parce que certes, beaucoup de filles ont peur des jeux vidéos (alors on fait appel à Nolwenn Leroy pour vendre des chiens virtuels par ex., ou pour perdre du poids ou encore faire fonctionner son cerveau).
Mais Zelda ou la série des Final Fantasy peuvent être considérés comme des jeux pour filles aussi. Même la pub le savait, vu que c’est Liv Tyler, puis Robin Williams et sa fille, qu’ils ont embauché pour Zelda.
Je ne sais pas trop comment tout cela va évoluer vu la tendance à la technologie actuelle. Peut-être que les jeux vont évoluer aussi. Mais ce qui est sûr c’est que comme certains jeux et jouets pour enfants, la différenciation des jeux est actuellement très superficielle: le côté triste c’est que ça marque pour la vie.
Voilà, j’espère que ça apportera un élément de réponse?
Bonjour,
Je voudrai revenir sur un point que vous relevez, sur Second Life.
« Second Life est sans doute l’exemple extrême. Une précision pour celles qui apporteraient de suite l’argument « il y a des garçons aussi qui jouent à Second Life ». Oui, vous avez raison. Mais ce n’est que pour la multiplicité des actions de type sexuel que l’on peut faire. »
De nouveau, Second Life est victime d’une certaine idée (fixe) qu’on lui colle.
Oui, sur Second Life il y a un aspect sexuel. Mais pas plus que dans ce qu’on appelle le réel. Et probablement moins.
Je suis une femme et « résidente » de Second Life.
Le problème avec de nombreux articles, français, sur Second Life, c’est qu’ils sont rédigés par des journalistes ou blogueurs qui n’ont pas, ou peu, visité cette plateforme. Une énorme méconnaissance et du coup un traitement plus que stéréotypé.
Second Life, à la différence des sims, est construit par les résidents de Second Life. Ce que vous y faites est ce que vous y cherchez. Tout simplement. Vous vivrez un Second Life hyper sexualisé, ou vous découvrez un Second Life hyper sexualisé uniquement que si vous cherchez cet aspect là de Second Life. Un journaliste qui montre un Second Life comme un bordel est un journaliste qui a recherché les zones de bordels.
Sur Second Life, vous pouvez également découvrir, organiser, créer des choses d’une toute autre nature : expositions diverses, l’art, la culture, des concerts, le talent de nombreux créateurs 3D ou graphistes, des associations, des actions de soutiens, de charités, récoltes de fonds, des formations, etc…
Cette partie de Second Life est très présente, très active et dynamique. De nouveau, si un journaliste n’a pu observer cette facette de Second Life, c’est qu’il a refusé de la voire. Impossible de passer à côté.
Second Life nest pas un jeu pour femme. C’est une plateforme destiné à toutes personnes ayant un minimum d’imagination et / ou cherchant un certain type de réseau social (qui n’est d’ailleurs pas incompatible avec un réseau social réel. Les deux mondes n’étant pas obligatoirement opposé l’un à l’autre).
Je pense que vous devriez, avant de parler d’une plateforme qui apporte beaucoup à de nombreuses personnes (qui ce soit en terme financier, artistique ou sociale) , visiter Second Life, pendant quelques mois.
Votre vision, plutôt pauvre, sur Second Life, est une particularité francophone.
Voilà qui me fait extrêmement plaisir de voir que mes articles sont lus. Et je remercie toutes les personnes qui réagissent, que ce soit en bien ou en mal.
Je tiens toutefois à préciser un point important : ceci n’est pas un article de journal qui se veut objectif mais bien ce que l’on appelle « un article d’opinion ». En ce sens, j’exprime ce que je ressens vis-à-vis des sujets que je traite.
Bien que je parle à la première personne du pluriel pour des raisons stylistiques, les opinions que j’exprime n’engagent que moi. J’accepte parfaitement que l’on puisse ne pas être d’accord, c’est tout l’intérêt de ce type d’articles.
Je n’ai absolument pas dit que Second Life n’apportait rien. Je connais un peu le système, y compris au niveau de l’architecture économique du site. Ceci n’empêche pas que le concept continue de me dépasser.
Maintenant, je le répète, je ne suis pas le Messie ni désire exprimer une vérité universelle dans mes articles. La vision que je propose ici est l’appréciation d’un Gamer/Geek qui préfère un bon jeu de guerre à un jeu social. Après tout, chacun ses goûts.
Mais soyez certaine que si je devais faire une véritable « Review » sur le jeu, mon article serait bien différent.
Bonjour ! C’est un article intéressant et à mon avis non dénué de vérité.
Mais je vous propose un autre chemin, pour avoir déjà réfléchi sur la question. En tant que femme, les jeux comme the sims ne m’intéresse pas. J’y ai déjà joué et la partie la plus jouissive du bouzin c’est la construction d’une maison. Après ce passage, c’est le néant total, et une question me revient sans cesse « A quoi bon ? ». C’est sans doute aussi votre point de vue, si je me trompe pas.
Personnellement en tant que gameuse, les jeux qui me plaisent ne sont pas non plus le genre de jeu pour homme. C’est-à-dire, call of duty (je connais des nanas qui y jouent, comme des furies d’ailleurs…) et autres trucs ou tu dois dézinguer tout ce qui bouge (et là tout y passe: zombie, créature de la nuit, monstre mythologique etc…). Je pense que c’est ça qui rebute les femmes dans les jeu pour homme, c’est le côté destruction. Détruire les ennemis pour moi c’est aussi rébarbatif que de faire vivre un foutu personnage incapable d’aller au toilette seul !(c’est peut-être parce que ca fait penser à un mioche que ca plait aux femmes… Allons savoir !)
Pour ma part, j’opte pour des jeux « asexués » (si on part d’une base qu’il y a des jeux pour nanas et des jeux pour homme, et que ces derniers se réduit qu’à une seule chose: TUER) ce qui signifie des jeux neutres. « Heavy rain, Haunting ground, limbo, sont des jeux fabuleux qui sont pour moi, au-délà du féminin et du masculin.
Et à votre question « pourquoi même dans le virtuel tout doit paraître réel et vraisemblable ? » Je suis incapable de répondre pour la simple et bonne raison que je me sens plus homme que femme après avoir vu votre article !
Je pense que les Sims sont avant tout un jeu pour fuir la réalité plus qu’un jeu pour nana, mais votre point du vue est intéressant !
Pour conclure, je ne sais pas pourquoi j’écris ce commentaire, mais votre article a réveillé en moi des pulsions intellectuelles insoupçonnées. Merci pour cette gymnastique neuronale !