La rénovation énergétique, c’est bon pour la santé !

Faire rénover sa maison n’est pas seulement intéressant pour votre portefeuille. La rénovation énergétique présente aussi des bénéfices substantiels en matière de confort et de santé. Attention cependant à bien choisir les produits isolants, en privilégiant des matériaux inoffensifs. 

L’intérêt économique d’une rénovation énergétique ne fait plus débat. Dans de nombreux cas, l’opportunité de réaliser des économies sur sa facture énergétique est même la motivation première des ménages qui se lancent dans une rénovation. Une étude publiée le 15 octobre par le cabinet Citizing pour Enalia, estime que les ménages pourraient économiser entre 600 et 1.400 euros par an en fonction de leurs revenus en améliorant la performance énergétique de leur logement.  

Mais les avantages de la rénovation énergétique ne se calculent pas qu’en termes de maîtrise budgétaire. Rénover sa maison, c’est aussi éviter des frais de santé éventuels et gagner en confort, en évitant les courants d’air dus à une mauvaise isolation par exemple. Il existe encore aujourd’hui près de 5 millions de « passoires thermiques » dans l’Hexagone. L’Organisation mondiale de la santé (OMS) rappelle ainsi que des températures intérieures trop faibles peuvent favoriser l’apparition de pathologies comme l’hypertension artérielle, l’asthme ou encore une détérioration de la santé mentale et psychique. Autant de problèmes d’ordres sanitaires qui ont eux aussi, un coût indirect, qui pourraient être évités. La même étude estime ainsi que les ménages concernés par la précarité énergétique pourraient économiser a minima 48 euros par an de frais médicaux s’ils faisaient rénover leur logement.

La qualité de l’air intérieur en question

Pour garantir les bénéfices des travaux de rénovation, encore faut-il que la méthode d’isolation choisie ne donne pas lieu à des effets néfastes. Plus facile à dire qu’à faire, surtout pour les particuliers qui ne sont pas toujours au courant des caractéristiques techniques des produits utilisés. La vigilance s’impose pourtant, des chercheurs suisses ayant récemment publié une étude sur la qualité de l’air présent à l’intérieur des logements individuels, qu’ils soient neufs ou rénovés. Les scientifiques ont notamment étudié la concentration de radon (gaz) et de polluants chimiques (composés organiques volatils ou COV) et biologiques. Ils ont relevé des niveaux élevés de COV dus, selon eux, aux matériaux de construction, à l’absence de ventilation et « aux nouvelles conditions d’isolation après rénovation énergétique », une partie des bâtiments étudiés présentant une concentration en radon 20% supérieure à celle mesurée avant rénovation. 

Par conséquent, « les chercheurs appellent les professionnels du bâtiment, les autorités compétentes et la population à porter plus attention à la qualité de l’air intérieur, afin d’assurer la qualité durable de l’environnement bâti (…) et d’éviter les conséquences sanitaires connues de ces composants dans l’air, à l’instar du cancer du poumon, des troubles respiratoires et cardiaques et de certains cancers ». L’impact des fibres de laine de verre ou de laine de roche, matériaux aujourd’hui très utilisés dans la rénovation thermique, demeure, à ce titre, inconnu, comme le rappelle une publication de l’Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses), selon laquelle « les données sont limitées pour l’exposition de la population (…) aux laines minérales et aux filaments de verre continus ». Pas très rassurant.

De l’importance d’opter pour des isolants sains

Mieux vaut donc faire appel à un professionnel qualifié pour choisir son isolation, qui doit être déterminée en fonction de plusieurs facteurs. Ce dernier devra s’orienter vers des produits d’isolation qui soient, bien sûr, efficaces d’un point de vue énergétique, mais également inoffensifs pour l’environnement et la santé humaine. Bonne nouvelle pour les ménages, le règne sans partage des laines minérales est, aujourd’hui, remis en question par des produits d’isolation particulièrement innovants, dont l’efficacité thermique tout autant que le respect de la qualité de l’air intérieur sont assurés. L’entreprise Actis propose par exemple des produits qui associent isolation et étanchéité, dont les performances techniques ont été éprouvées en laboratoire mais aussi in situ. Dépourvus de particules et de fibres irritantes, les produits ne présentent pas de risques pour les professionnels qui les manipulent, ni pour les habitants des logements dans lesquels ils sont installés. « Avoir une bonne isolation, saine, impacte (…) la qualité de l’air intérieur et donc, plus généralement, la santé des occupants », rappelle Thomas Thierry, directeur de la prescription chez Actis. Autre alternative, au coût plus élevé : les isolants biosourcés issus d’une biomasse animale ou végétale. Chanvre, ouate de cellulose ou encore fibre de bois… il existe une multitude d’isolants biosourcés aussi appelés isolants « naturels ». Là encore, leur atout est de concilier performance thermique et respect de la santé des habitants.   

Un enjeu déterminant alors que les Français, plus souvent chez eux depuis la crise du Covid-19, ont eu l’occasion de se rendre compte des défaillances de leur domicile en matière d’isolation. D’après l’enquête IFOP « Confinement et télétravail » réalisé en octobre 2020, un télétravailleur sur deux souffre de la mauvaise isolation de sa maison.   

Crédit photo : Racool_studio – fr.freepik.com

Pas encore de commentaires

Les commentaires sont fermés