Accenture, SFAM, Theodo… Le bien-être des salariés à l’honneur

Le stress au travail est une réalité, mais pas nécessairement une fatalité. En témoignent les sociétés Accenture, Theodo, SFAM ou encore Nestenn qui ont mis en place des politiques destinées à améliorer le quotidien de leurs salariés.

Environ un quart des travailleurs français (24 %) sont « dans un état d’hyperstress, c’est-à-dire à un niveau de stress trop élevé et donc à risque pour leur santé ». C’est le chiffre alarmant dévoilé l’an dernier par une étude du cabinet Stimulus, spécialiste de la santé psychologique au travail.

SFAM redore le blason de l’assurance

Selon l’étude, réalisée entre janvier 2013 et juin 2017 auprès d’une population de plus de 32 000 salariés travaillant dans 39 entreprises, l’état d’hyperstress concerne davantage les femmes (28 %) que les hommes (20 %). Les secteurs de la « santé humaine et des actions sociales » (42 % des salariés en situation d’hyperstress), des « arts, spectacles et activités récréatives » (31 %), des « services » (29 %) et des « activités financières et d’assurance » (28 %) sont particulièrement concernés par ce fléau.

Une statistique visiblement prise très au sérieux par SFAM, entreprise leader de l’assurance affinitaire destinée à la téléphonie, au multimédia et aux objets connectés. Le courtier arrive en effet en tête du classement HappyIndex/AtWork 2018 pour les entreprises françaises entre 500 et 999 salariés. « On ne propose que des CDI. Tous nos salariés ont un variable. Par rapport à notre secteur, on propose 40 % de plus en termes d’émoluments », explique Sadri Fegaier, président fondateur de SFAM qui a érigé le bonheur de ses salariés au rang de priorité. La politique de SFAM porte d’ailleurs ses fruits : SFAM a en effet multiplié par dix ses effectifs dans les 18 derniers mois et a réussi à ramener son taux de turn-over à moins de 1 %.

«Vent d’optimisme et de plaisir»

Comme SFAM, de plus en plus d’entreprises agissent afin d’améliorer le quotidien de leurs employés. Et cela semble fonctionner, si l’on en croit l’étude HappyIndex 2018, réalisée par ChooseMyCompany. Selon les résultats de cette enquête, 65 % des salariés français sont heureux et motivés au travail, un chiffre « en nette augmentation » par rapport à 2017 (+ 7 points). « Le contexte économique s’améliore. Un vent d’optimisme et de plaisir au travail souffle en France », affirme Celica Thellier d’Auzers, cofondatrice de ChooseMyCompany et directrice de l’étude.

Selon l’experte, « les salariés français louent la confiance donnée par leur employeur, le plaisir éprouvé au bureau ainsi que le sens au travail ». Les entreprises sont également attentives à l’évaluation et l’évolution des salariés, deux éléments essentiels au bien-être des collaborateurs. « Lors du recrutement, on explique à nos candidats leur parcours sur les quatre prochaines années. Les critères de performance attendus, les tâches à accomplir et le poste qu’ils occuperont à l’issue de la période. Cela apporte de la visibilité et de la sérénité », explique Julien Laure, CEO de Theodo, société de conseil en tête du classement AgileIndex pour les entreprises de 50 à 499 salariés.

Theodo, SFAM, Accenture… Des exemples encourageants

Comme Theodo et SFAM, de nombreuses sociétés innovent afin d’améliorer le quotidien de leurs équipes. Le cabinet Accenture arrive ainsi en tête du classement HappyIndex/AtWork pour les entreprises de plus de 5 000 salariés, tandis que le réseau immobilier Nestenn est leader pour les entreprises de 1 000 à 4 999 salariés.

Certes, la France doit encore faire des progrès importants pour rattraper son retard par rapport à ses voisins européens. Il faut dire qu’en matière de stress au travail, le pays part de loin, si l’on en croît les chiffres du cabinet Stimulus, venant confirmer les résultats obtenus en 2012 par la Fondation européenne de Dublin, un institut d’études rattaché à la Commission européenne : à la question, « je me suis senti particulièrement tendu », 5 % des Français répondaient « en permanence » (contre 3 % en moyenne en Europe), 13 % « la plupart du temps » (contre 9 % en Europe), 13 % « plus de la moitié du temps » (contre 11 % en Europe). Parmi les 27 pays de l’Union, seuls la Grèce et Chypre faisaient apparaître des taux de stress plus élevés qu’en Hexagone. La tâche est donc ardue, mais les bons résultats de SFAM, Accenture ou encore Nestenn sont encourageants et démontrent que le stress au travail n’est pas une fatalité.

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