Viol ? C’est aussi une diffamation pour la Corée du Sud

C’est leur faute, elles aguichent, elles s’habillent comme des « putes », elles mentent, elles nous harcèlent, etc…etc… Voilà ce qu’entendent les femmes violées à travers la planète, et quand elles portent plainte, la situation leur échappe et cela se retourne contre elles. Pour preuve, ce qui se passe en Corée du Sud, est un parfait exemple.

En effet, dénoncer un agresseur de viol en Corée du Sud, peut s’avérer très dangereux pour la victime. Elle peut se retrouver sur le banc des accusés, et dans le même temps, être au ban de la société. D’après l’OCDE, les femmes sud-coréennes font l’objet d’une très grande discrimination sociale. Malheureusement, nonobstant tous les problèmes liés aux rapports hommes/femmes, il faut aussi parler des décès. En effet, 52 % des femmes ont été victimes d’homicides, c’est bien plus qu’aux Etats-Unis, la Chine ou l’Inde.

En 2016, 55 % des plaintes pour agressions sexuelles avaient été classées sans suite par le parquet, beaucoup plus que les affaires de meurtre 22 % ou de vol et de cambriolage 26 % selon l’institut de la justice. Dès qu’une plainte pour viol est déposée, l’agresseur s’empresse de porter plainte pour diffamation. Tout est mis en place pour contraindre les victimes à retirer leur plainte, car il ne faudrait tout de même pas nuire à la réputation des violeurs.

Les femmes sud-coréennes peuvent porter plainte. Cependant, les plaintes risquent d’être classées sans suite. Par contre, si elles venaient à en parler en public, elles peuvent alors, être poursuivies au pénal. « Le système tout entier a un effet glaçant sur les femmes » dit Seo Hye-Jin, de l’Association des avocates coréennes. « De nombreux agresseurs se servent ouvertement des menaces de plainte comme technique d’intimidation ». Les femmes passent du statut de victime à coupable, alors qu’elles ne sont en rien coupables de ce qui leur est arrivé.

Les femmes à travers le monde, sont en colère et frustrées que les autorités judiciaires et policières ne veuillent pas les croire, elles sont en colère d’être le jouet d’un système patriarcal qui veut que les femmes soient et restent toujours des choses silencieuses.

Crédit photo : Christian Lagat

 

 

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