Égalité femme-homme : la Francophonie et les ONG toujours à l’avant-garde en 2014

Au 31 janvier 2013, la représentation parlementaire moyenne des femmes était un peu au-dessus de 20 %, ou encore, 40 emplois salariés sur 100 dans le secteur non agricole sont détenus par des femmes. Voilà quelques chiffres simples, mais révélateurs des disparités qui demeurent entre les hommes et les femmes dans le monde. Les droits des femmes ont progressé depuis les premières politiques engagées pour leur autonomisation, au niveau de l’éducation, de l’accès à l’emploi et en termes de représentation politique, mais restent encore trop éloigné des Objectifs du millénaire pour le développement. Cette année, la Francophonie et les ONG accréditées continuent de pointer du doigt les écarts, de contribuer, de proposer, avec un esprit éclairé indispensable à l’évolution des sociétés et à leur développement.

Droits des femmes et développement

« Il apparaît que l’égalité homme femme et l’autonomisation des femmes ont des effets positifs sur toute une série d’aspects importants du développement – en particulier la croissance démographique et la santé », expliquait l’OCDE dans un rapport intitulé « Liens entre pauvreté, environnement et égalité homme femme » datant de 2001.

Ce rapport reprenait un point de vue exprimé par la Banque mondiale selon lequel la pauvreté  n’est pas conditionnée uniquement par le seuil de revenu minimum, mais plutôt par une multitude d’autres facteurs parmi lesquels les disparités entre les sexes, en particulier dans les milieux ruraux. Promouvoir l’égalité entre les sexes et l’autonomisation des femmes fait d’ailleurs partie des objectifs du millénaire pour le développement. Et ces efforts ne s’arrêteront pas en 2015.

 Le rôle des ONG

Le genre et la promotion des droits des femmes font partie des préoccupations clairement énoncées par la Déclaration de Bamako adoptée en 2000, texte normatif de la Francophonie associant pour la première fois les gouvernements, les représentants des organisations non gouvernementales de la société civile et des médias au service de la démocratie.

Portes-paroles de contestation et force de proposition, le rôle des ONG est primordial dans la promotion des droits humains et l’évolution des sociétés, car elles constituent une troisième voie à la sphère des gouvernements et des acteurs commerciaux. Elles constituent une interface entre les autorités et les populations et peuvent, grâce à leur connaissance du terrain, développer des partenariats avec des communautés pour des actions dont l’efficacité a été reconnue, en particulier en ce qui concerne le genre et les droits des femmes.

Un calendrier 2014 bien rempli

C’est la conviction que les droits des femmes sont partie prenante du bien-être d’une société qui a donné le ton au 2e Forum mondial des femmes francophones qui s’est tenu les 3 et 4 mars 2014 à Kinshasa, capitale de la République Démocratique du Congo, organisé sous le thème « Femmes actrices de développement ».

En outre, en marge de la 58e session de la Commission de la Condition de la femme, l’OIF a organisé, le 10 mars 2014 au siège des Nations unies à New York, une concertation francophone sur le thème de l’égalité femme-homme dans le nouveau programme de développement pour l’après-2015. Ce fut pour les ministres francophones l’occasion de rappeler qu’en dépit de la formulation des Objectifs du millénaire, il reste encore de gros efforts à fournir pour atteindre l’égalité réelle entre les femmes et les hommes. Ils ont également insisté sur leur volonté de mettre cet objectif au cœur du programme pour le développement des Nations unies.

Dans le prolongement de ces initiatives, se tient en ce moment, du 4 au 6 juin 2014, un autre événement au service des femmes. Il s’agit de la 9e Conférence des OING à Dakar portant sur le thème du 15e Sommet de la Francophonie : “Femmes et jeunes en Francophonie : vecteurs de paix et acteurs de développement”. Elle réunit, outre les 67 OING accréditées auprès des instances de la Francophonie ainsi que des représentants de réseaux partenaires de l’OIF, des ONG des pays en crise, en sortie de crise et en transition ainsi que des représentants de la société civile sénégalaise.

Le but est de déposer une contribution en vue du 15e sommet de la Francophonie des chefs d’État et de gouvernement qui se tiendra les 29 et 30 novembre 2014 à Dakar.

Il serait dommageable pour la Francophonie et pour les populations que les précurseurs que nous avons été en la matière ne soient plus aux avant-postes de la réflexion et de l’action”, a estimé M. Abdou Diouf lors de la cérémonie d’ouverture.

L’élaboration d’un document porteur de propositions, la participation de nouveaux acteurs ainsi que la volonté de définir les nouvelles relations que sont vouées à entretenir ces acteurs avec l’OIF positionnent une nouvelle fois la Francophonie,et les ONG affiliées, à l’avant garde de la réflexion en la matière et devraient conforter la vision du secrétaire général pour l’événement.

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