FaceApp : faut-il se méfier de l’application qui vieillit votre visage ? 

Instagram, Twitter, Facebook, Snapchat… Vous n’avez pas pu y échapper, depuis quelques semaines, les comparaisons jeune / vieux des visages du monde entier ont envahi notre fil d’actualité. Une seule et unique cause : l’application révolutionnaire FaceApp qui entend vieillir vos traits pour vous aider à imaginer ce à quoi vous ressembleriez à 80 ans ! 

En quelques clics, elle vous permet de transformer un visage en téléchargeant une photo de n’importe quel utilisateur et de le modifier à l’aide de filtres. Créée en 2017 par une société russe, cette application provoque une véritable psychose aux États-Unis. Un sénateur démocrate appelle même à l’ouverte d’une enquête de police  afin d’évaluer les risques pour la sûreté nationale et la vie privée. 

Une application en contradiction avec les règles de protection des données ?

Une inquiétude qui apparaît suite au succès phénoménal de ce logiciel. D’après les conditions d’utilisations, en chargeant votre photo et en appliquant un filtre via FaceApp, vous cédez à l’entreprise propriétaire le droit de réutiliser ou d’exploiter le cliché retouché en question. Des règles en totale contradiction avec le principe du règlement général sur la protection des données (RGPD) de l’Union européenne.

La possibilité de vieillir n’importe qui

Utiliser FaceApp est pourtant simplissime et surtout, 100% gratuit. Il vous suffit de vous prendre en selfie ou bien d’utiliser une photo portrait que vous possédez déjà puis de l’importer dans FaceApp et de la transformer. Vous pouvez le faire sur n’importe qui, même des célébrités dont les photos circulent sur la toile ! L’application utilise des modifications automatiques qui permettent de vieillir les visages grâce à des logiciels « d’apprentissage automatique » comme l’explique Le Monde. Plus le logiciel enregistre d’images, plus il se perfectionne rendant votre vieillissement plus vrai que nature. 

Une demande d’autorisation préalable… nécessaire à l’utilisation de l’application

Cette application peut-elle vraiment se servir de toutes vos données privées ? Pas vraiment, comme le précise Baptiste Robert, alias Elliot Alderson sur Twitter, un Toulousain chercheur en cybersécurité. L’application vous demande d’abord l’autorisation pour accéder à votre galerie d’images et ne télécharge ainsi que les photos que l’utilisateur lui donne. Seul hic, à partir du moment où vous acceptez, vous cédez vos droits de propriété sur l’image en question. Yaroslav Goncharov, PDG de FaceApp, peut alors l’utiliser comme il le souhaite, pour entraîner ses logiciels et les améliorer par exemple. Voire en faire un support publicitaire.

Une application à utiliser en toute connaissance de cause donc, en prenant du recul face aux résultats obtenus qui peuvent changer d’une photo à l’autre (faites le test!). Même si on doit l’avouer, pour certaines célébrités… cela s’avère plutôt vrai. 

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