Un enfant est guéri du SIDA à sa naissance : nouveaux signes d’espoir

30 heures après sa naissance, un enfant contaminé par sa mère du virus du SIDA a reçu des antirétroviraux qui l’on apparemment guéri. L’enfant ne présente en effet plus que de très faibles signes du virus.main-bebe-maman_Clo-flickr-cc-by-nc-nd-2.0

Depuis dimanche 3 mars, une nouvelle vague d’espoir envahit le monde entier. Aux Etats-Unis, un enfant a été presque entièrement guéri à sa naissance du virus du SIDA. Des antirétroviraux lui ont été injectés moins de trente heures après sa naissance, ils sont d’habitude injectés bien plus tard, et cela semble avoir été efficace. La présence du virus chez l’enfant est en effet désormais si faible que son organisme peut le contrôler sans l’aide d’un traitement.

Le monde médical se félicite de cette réussite, à l’image du docteur Deborah Persaud, virologue américaine, qui a déclaré, optimiste, que « faire une thérapie antirétrovirale chez les nouveau-nés très tôt pourrait permettre d’obtenir une très longue rémission sans antirétroviraux en empêchant la formation de ces réservoirs viraux cachés ».

Des tests plus qu’encourageant ont déjà été réalisés et ont montré qu’avec cette injection précoce, le virus devient indétectable au bout de 29 jours de vie du nouveau-né. Il devient ensuite impossible de détecter le virus dans le sang du patient, seul son ADN présente certaines traces du VIH, mais celui-ci ne peut plus de répliquer.

Bien que ce traitement donne l’espoir de pouvoir guérir les nouveau-nés contaminés par leur mère, les médecins précisent que lé priorité restera à la prévention pour éviter de telles transmissions. Un traitement antirétroviral pris par la femme enceinte permettrait d’éviter dans 98% des cas une transmission de la mère à l’enfant du virus.

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