Et si on essayait d’être optimiste pour une fois?

People_smiling_photo_Eric McGregorMorosité ambiante. Désillusion professionnelle. Angoisse économique. La liste est longue… A écouter les médias, il ne fait pas bon être jeune de nos jours en France. On en vient même à se demander si cet état d’esprit où le pessimisme prime et dans lequel bon nombre de nos compatriotes aiment à se complaire, n’est pas devenu un filon pour pomper le fric de ceux qui n’en ont pas

Alors bon, désolé, mais je ne me considère pas comme intrinsèquement malheureuse. Et dieu merci une enquête de l’Insee (“peut-on parler de générations sacrifiées”) vient un peu égayer une ligne éditoriale trop souvent défaitiste à mon gout. Alors certes, l’Insee le reconnait “la crise économique de la fin des années 2000 a beaucoup touché les jeunes entrants sur le marché du travail, réduisant leurs perspectives d’emploi et de salaire à court terme”. C’est ce qu’on appelle l’effet cicatrice. Alors certes, il est actuellement difficile pour certains jeunes diplômés de s’insérer sur le marché du travail.

Toutefois, car il y a un “toutefois”, on a tendance à trop oublier que malgré la crise, certains entrepreneurs français gardent la tête hors de l’eau. Et les yeux grands ouverts. En période de crise, pendant que le chômage flirte avec les sommets, les recruteurs sont conscients des difficultés et une période d’inactivité “ne serait pas perçu comme un signal de moindre employabilité”.

“Les arguments théoriques sur les effets à long terme d’une entrée sur le marché du travail en période de crise ne permettent pas de trancher de manière univoque sur l’existence et l’ampleur d’un effet cicatrice”, expliquent les auteurs de l’étude. Pour être honnête une dernière fois, ce n’est pas tant le bien-fondé de cette étude qui importe. C’est que pour une fois, on ne nous sert pas l’éternelle soupe du “tout va mal”. Et ça fait du bien. Merci l’Insee.

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