La dépression serait-elle génétique ?

Selon les épidémiologistes, les vrais jumeaux partageant le même code génétique seraient davantage susceptibles d’être tous les deux dépressifs que deux membres d’une même famille non-jumeaux.

L’idée reçue serait donc que la dépression aurait une base génétique. Pouvons-nous donc supposer que le gène responsable de cette maladie puisse s’extraire ?

En 2011, une étude publiée par la revue américaine « Molecular Psychiatry » s’est intéressée aux gènes candidats. Dans la littérature scientifique 78 articles décrivant 57 gènes se rapportent selon les experts, à la dépression.

La confirmation de ces recherches a montré que dans le génome de 3500 personnes dont 50% souffraient de dépression, seul 4 de ces 57 gênes sont positifs.

Les résultats se voulant de plus en plus précis, les scientifiques feront donc le choix d’augmenter l’échantillon en soumettant aux tests pas moins de  34 547 sujets européens. Le 7 janvier dernier a été publié au journal « Biological Psychyatry » le résultat selon lequel aucun gène n’est associé à la dépression.

“Nous pensons cependant qu’il est possible de trouver certains des gènes impliqués” dans la dépression ajoute le scientifique néerlandais Henning Tiemeier qui restera optimiste. La dépression a-t-elle réellement une base génétique ?  La réponse reste encore inconnue.

Pas encore de commentaires

Laisser un commentaire

Votre adresse email ne sera pas publiée.

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.