Les femmes pas assez présentent dans l’univers Fintech français

Lorsque l’on évoque le manque de femmes à la tête ou à des hauts postes d’entreprises, on imagine souvent le poids des habitudes au sein de grosses et anciennes sociétés. C’est en partie vrai, mais il faut rajouter que dans l’univers des nouvelles start-ups de la finance, c’est aussi la même chose, la présence féminine est encore très largement en deçà des espérances de beaucoup.

C’est une constatation, que nous devons à une étude réalisée par l’association France FinTech, Arkéa et le cabinet Roland Berger. Cette étude enfonce le clou en affirmant que les femmes représentent 9 % des fondateurs d’entreprises dans l’univers de la Fintech.

Pourtant, ces start-ups sont bien décidées à faire bouger le cocotier, mais apparemment certaines noix restent bien accrochées. Le manque de mixité, a la peau dure et les femmes représentent seulement 33 % des équipes des jeunes créations françaises de la finance. Elles sont, que 12 % à y occuper un poste de direction, et moins encore à en être les fondatrices.

Si ces entreprises utilisent les derniers moyens de la technologie pour faire évoluer les choses, elles sont aussi confrontées à un héritage qui ne peut pas disparaître. Tout d’abord, l’école et la formation dans lesquelles l’orientation vers les études scientifiques pourvoyeuses de talents dans les Fintech, est encore plus facilement proposée aux garçons. Il faut aussi prendre en compte la représentation culturelle du milieu financier, bancaire et technologique, trop souvent associés à une image et des compétences trop facilement liées aux attributs masculins. Tout cela entraîne immédiatement un phénomène d’intériorisation de plusieurs mécanismes d’autocensure par les femmes, qui influencent leurs choix de carrière, notamment entrepreneuriaux.

De fait, les auteurs de l’étude proposent plusieurs axes de solution pour influencer la tendance. Cela concerne à la base, l’éducation et la formation, mais aussi le financement, l’environnement professionnel, et la déconstruction des schémas classiques.

Comme nous sommes dans un univers où le chiffre est important, l’étude préconise clairement la mise en place d’objectifs chiffrés de mixité au sein des équipes d’investissement.

Au-delà, de tout ce qui est, disons structurel, il faut à la base un minimum de confiance, et dans l’univers de la finance cela passe par l’accès aux sources de financement. Celui-ci, reste inégalitaire et constitue un obstacle majeur aux projets entrepreneuriaux des femmes. Parmi les 78 associés des fonds investissant dans les Fintech, seulement cinq sont des femmes. A ce sujet l’étude milite pour la création de fonds dédiés pour les sociétés de femmes entrepreneures.

Crédit photo : What’s up

 

 

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