Les 16 et 17 septembre 2026, Angers a accueilli la 19e édition des Rencontres nationales des Villes et Villages Fleuris, organisée dans le cadre du Salon du Végétal. Plus de 300 élus, techniciens, professionnels du paysage et acteurs du cadre de vie se sont réunis autour du thème « La nature dans nos territoires, tous acteurs ! ». Pendant deux jours, les participants ont échangé sur la place croissante du végétal dans l’aménagement des communes et sur les moyens d’adapter les territoires aux bouleversements environnementaux.
Le label des Villes et Villages Fleuris de France a organisé, les 16 et 17 septembre 2026, la 19e édition de ses Rencontres nationales à Angers, dans le cadre du Salon du Végétal. Placée sous le thème « La nature dans nos territoires, tous acteurs ! », cette nouvelle édition a proposé deux journées d’échanges, de témoignages et de retours d’expériences pour accompagner les collectivités face aux grands défis environnementaux, dont le changement climatique et l’érosion de la biodiversité. Elle a réuni plus de 300 élus, techniciens, professionnels du paysage et acteurs du cadre de vie.
Présentation d’initiatives locales et visites de terrain lors des Rencontres nationales du label des Villes et Villages Fleuris
La rencontre à Angers a notamment permis de partager des expériences et des solutions autour de la planification de la nature à l’échelle des territoires, de la participation des habitants aux projets de végétalisation et des outils permettant aux collectivités de prendre les bonnes décisions. Des initiatives locales ont été présentées à cet effet. Les visites de terrain ont également permis d’illustrer différentes manières de concevoir et de gérer les espaces publics en intégrant davantage la biodiversité et les besoins des habitants.
Le label Villes et Villages Fleuris ne se limite plus à la multiplication des fleurs et des massifs décoratifs
Cette édition 2026 a surtout marqué un changement de conception du label Villes et Villages Fleuris. Créé en 1959 pour encourager l’embellissement des communes, cette appellation ne se limite plus à la multiplication des fleurs et des massifs décoratifs. Ses critères évoluent et prennent désormais en compte la gestion de l’environnement, la protection des arbres, la biodiversité, la qualité des aménagements et la préservation des ressources. Les 70 critères d’évaluation ont ainsi été adaptés afin de mieux tenir compte des réalités climatiques et environnementales auxquelles sont confrontées les collectivités de nos jours.
La question de l’eau s’impose dorénavant comme un défi majeur
Par ailleurs, la question de l’eau s’impose dorénavant comme un défi majeur. Marqué par de fortes chaleurs et des épisodes de sécheresse, l’été 2026 a rappelé la vulnérabilité des espaces végétalisés à l’heure du changement climatique. Dans les communes soumises aux restrictions d’eau les plus sévères, l’arrosage des arbres, des pelouses et des fleurs en pots peut être désormais interdit, à l’exception des plantations récentes. C’est pourquoi il faut adapter les pratiques. Dans certaines villes, les services espaces verts privilégient des espèces plus résistantes à la sécheresse. Ils optent également pour le paillage afin de conserver l’humidité des sols.
Le végétal urbain n’est plus un simple élément décoratif
La récupération des eaux de pluie, le goutte-à-goutte, les couvre-sols et les espaces de nature spontanée font également partie des solutions envisagées. Dans ce contexte, l’enjeu consiste à trouver un équilibre entre l’identité fleurie des villes et villages et les nouvelles contraintes climatiques. Aussi, il est dorénavant impératif de considérer le végétal comme une partie essentielle de l’urbanisation et de l’adaptation au changement climatique, et non plus seulement comme un simple élément décoratif. C’est aujourd’hui un moyen de créer de l’ombre, de rafraîchir l’air et d’améliorer le confort des habitants lors des fortes chaleurs.