Un classement dont Bordeaux ne se glorifiera certainement pas. Si Paris est la capitale de la France tout court et de l’amour aussi, le tire de capitale de l’infidélité revient cette année à la ville girondine, selon une étude du site de rencontres extra-conjugales Gleeden. Elle trône en tête du top 10, avec 13,26 % de sa population inscrite sur la plateforme. Marseille fait figure de modèle, en arrivant dixième avec 3,20 % d’adultes inscrits.
Pas très flatteur. D’après la dernière étude de Gleeden, le site leader des rencontres extra-conjugales fort de ses plus de 14 millions de membres, Bordeaux est la commune la plus infidèle de France en 2026 avec 13,26 % de sa population majeure inscrite sur la plateforme. C’est la première fois que la cité girondine grimpe sur la plus haute marche du podium. Ce rang était jusque-là occupé par Paris, toujours considérée comme la capitale de l’amour malgré le retrait des cadenas du Pont des Arts en 2015.
Lille et Paris partage le podium avec Bordeaux
Gleeden a dressé le classement des grandes villes françaises les plus infidèles en prenant en compte le nombre de personnes inscrites par commune sur son site par rapport à la population âgée de 18 ans et plus, suivant les dernières données disponibles de l’Insee. Derrière Bordeaux se positionne Lille. La ville du Nord prend la deuxième place, avec un taux de 12,94 % d’inscrits. Elle confirme ainsi son statut de métropole de séduction. Paris complète le podium, avec tout de même 10,44 % d’abonnés de Gleeden. Si elle perd sa place de championne de l’infidélité, la Ville Lumière reste donc très active en matière d’adultère.
Marseille, la ville la moins infidèle de France
Dans la suite du classement, on retrouve Lyon (9,60 % de sa population majeure inscrite à l’application), Rennes (8,28 %), Toulouse (7,77 %), Nantes (7,27 %), Montpellier (6,72%) et Strasbourg (6,39 %). Marseille, en revanche, peut se targuer d’être la grande ville française la moins infidèle. La cité phocéenne occupe la dernière place du top 10, avec seulement 3,28 % de personnes jugées infidèles. Contrairement au football, les Marseillais et Marseillaises espèrent certainement rester à jamais les derniers dans ce domaine. En tout cas, les couples semblent y être plus épanouis que dans les autres métropoles.
Pourquoi Bordeaux est-elle devenue la capitale de l’infidélité
Revenons à Bordeaux (ce n’est pas de l’acharnement). Comment expliquer cette première place pour la neuvième ville la plus peuplée de France ? Si on peut être peu nombreux et être beaucoup plus infidèles, ce n’est pas l’explication donnée par Gleeden. Le site de rencontre suggère que « depuis la crise sanitaire, la priorité des utilisateurs a évolué » et qu’« à la recherche d’un cadre de vie plus agréable pour leur famille, beaucoup ont fait le choix de quitter la capitale pour s’installer dans des villes comme Bordeaux, Lille ou Nantes, sans pour autant changer leurs habitudes ». Aussi, ajoute-t-il, le télétravail a facilité cet exode car il permet de s’installer ailleurs sans renoncer à son poste, ainsi qu’à son mode de vie et ses comportements amoureux. On peut en conclure que ce sont les ex Parisiens qui font passer les Bordelais pour de grands infidèles. Pauvres d’eux, accusés à tort…
Pourquoi trompe-t-on son conjoint ?
Si Gleeden s’attarde ici sur les conséquences des déménagements, qu’en est-il des motivations de l’infidélité ? Des études donnent diverses raisons de l’adultère dans un couple. Parmi les plus fréquemment citées, on retrouve l’insatisfaction dans la relation, la faible estime de soi, la détresse émotionnelle, la colère (tromper pour se venger du comportement du partenaire, une attitude très immature), l’ennui et la routine et le sentiment de solitude.
Notons que les chiffres de Gleeden incluent les deux sexes. Dans la civilisation occidentale, l’infidélité n’est plus seulement une affaire d’hommes. Elle touche aussi et peut-être davantage la gent féminine, qui n’a plus rien à craindre, grâce à l’apparition des contraceptifs (on peut coucher sans risque de grossesse), à la libération des femmes et à la révolution sexuelle.