Hedy Lamarr, star et actrice, mais aussi technicienne et inventrice

Si vous évoquez le nom de Hedy Lamarr avec un passionné de cinéma, il évoquera invariablement les beautés fatales de l’âge d’or des studios hollywoodiens, dont l’actrice Hedy Lamarr était un parfait exemple. Cependant, pour un amateur de télécommunication, il évoquera sûrement la personne qui avec le pianiste George Antheil, a inventé en 1942 la technique du saut de fréquences pour sécuriser les communications. Un documentaire revient sur ce parcours hors norme, il s’intitule Hedy Lamarr: from Extase to WiFi, et sortira en salle le 6 juin 2018.

Hedy Lamarr, est connue comme actrice d’origine autrichienne, qui fit scandale en 1933 avec Extase, film réputé à l’époque pour son érotisme et surtout une scène d’orgasme, peut-être la première du cinéma. Elle n’a que 18 ans, et celle qui se nomme officiellement Hedwig Kiesler va devenir avec notamment Casbah en 1938, et Samson et Dalila de Cecil B, l’archétype de la beauté fatale, brune et ténébreuse. Elle affiche aussi du caractère pour exiger de meilleurs cachets, et même produire ses films, ce qui à l’époque était plutôt mal vu pour une femme.

Cependant, il y a une autre Hedy Lamarr, bien moins connue, mais tout aussi intéressante. Cette fille d’un riche banquier, a aussi hérité de la passion des technologies. Hedy Lamarr, a su se doter en autodidacte, de réelles compétences d’inventeur. Elle se marie à un magnat de l’armement, ami des nazis et Mussolini, qui lui permet de compléter sa formation, et ses connaissances scientifiques et techniques. Elle finit par fuir l’Autriche, et le nazisme, et c’est comme cela qu’elle se retrouve à Hollywood. Forte de cette formation, elle se met à inventer en parallèle de son métier d’actrice. Par exemple, pour Howard Hughes, elle améliore le placement des ailes d’avion en se basant sur le déplacement des poissons et des oiseaux. Elle imagine aussi une technique de guidage des torpilles tout en empêchant l’ennemi de brouiller le signal en changeant sans cesse de fréquence de transmission.

Cette dernière idée, elle ne l’a peut-être pas eue toute seule, et nombreux sont ceux qui font remarquer que la possibilité d’un plagiat est probable. Cependant, Hedy Lamarr améliore le concept en se faisant aider par un expert en piano mécanique, du nom de George Antheil. Il conçoit un système, où deux grilles de fréquences identiques, celle du navire et celle de la roquette, ressemblant aux cartes perforées des pianos, se synchronisent. Le duo dépose un brevet en 1942. L’armée américaine, fait la fine bouche devant une invention faite par une femme actrice, et un pianiste, mais finira discrètement, par se servir du brevet sous l’appellation « saut de fréquence ».

Il faudra tout de même attendre 1997, pour avoir une reconnaissance officielle de l’apport essentiel de l’actrice aux technologies de communication. Elle sera honorée par un Doodle de Google en 2015.

Ce sera tout de même difficile de faire oublier l’image d’une star au destin classique, et tragique de l’époque, subissant les ravages de la chirurgie esthétique, pour entretenir une image qui ne mène qu’à une suite de mariages et d’amants, ainsi qu’une addiction à la méta-amphétamine.

Credit photo : brianbice11

 

 

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