Donald Trump a l’art de se mettre tout le monde à dos. Après Pikachu et Yu-Gi-Oh!, le président américain s’attire à nouveau les foudres des Japonais pour s’être représenté en Naruto sur son réseau Truth Social. Les fans lui rappellent que le ninja était pacifique et humaniste, tout son contraire. Face à cette manœuvre considérée comme une « provocation », ils ont lancé une pétition à son encontre.
Un enfant dans un corps d’adulte ? Donald Trump en a tout l’air. Ses réactions sont très souvent impulsives, puériles et ridicules. Il vient encore d’en faire la preuve. Sur son réseau Truth Social, le président américain s’est récemment représenté sous les traits de Naruto Uzumaki, personnage phare du manga « Naruto ». Dans cette vidéo visiblement générée par l’intelligence artificielle, on le voit assis comme un ninja, en posture de méditation.
Naruto cherchait à établir la paix et la coopération entre toutes les nations
Cette séquence a suscité l’incompréhension et la colère des fans sur les réseaux sociaux. Surtout des Japonais, qui ont laissé des commentaires très critiques envers le locataire de la Maison Blanche. « Pourquoi Donald Trump se poste-t-il en train de l’imiter ? », interroge une internaute sur X. « Ok maintenant il est allé trop loin ! Se poster comme le Messie c’est une chose, mais pas mon putain de Hokage ! Honte à ce fils de p*** », s’indigne un autre sur le forum de discussion Reddit.
Certains encore relèvent que Naruto cherchait à établir la paix et la coopération entre toutes les nations et que Trump fait exactement l’opposé. Ils notent en outre que Naruto a refusé de fermer la frontière pendant la crise de Jigen, là où le dirigeant républicain barricade les États-Unis. « Le mec n’était pas un va-t-en-guerre, croyait au travail acharné, et il a mis fin au cycle de haine. », insiste un internaute. Trump, lui, ne fait que semer les tensions, même s’il prétend avoir résolu huit guerres (encore le fruit de son imagination).
Un dirigeant belliqueux et un maître chanteur
En effet, Donald Trump multiplie les agressions et les intimidations depuis son retour à la Maison Blanche. Il a notamment fait enlever le président du Venezuela, attaqué l’Iran, menacé de s’en prendre à Cuba et d’annexer le Groenland. On n’oublie pas qu’il a aussi imposé des droits de douanes injustes à quasiment toutes les nations, et qu’il exclut maintenant joueurs, arbitres et dirigeants de « sa » Coupe du monde 2026. On vous épargne ses nombreuses injures et déclarations grotesques vis-à-vis des autres dirigeants et peuples. Le président américain n’a donc rien à voir avec Naruto. S’il peut s’abriter sous le parapluie de la plaisanterie, tout le monde n’a pas la même appréciation du jeu.
Donald Trump s’était déjà représenté en Jésus Christ
Les Japonais en premier. Ces derniers sont tellement remontés contre lui qu’ils ont lancé une pétition en ligne, pour protester contre l’utilisation par la Maison Blanche de personnages de mangas et d’anime dans des publications sur les réseaux sociaux.
Une telle pétition avait déjà été lancée en mars dernier, après la publication d’images de frappes militaires américaines en Iran mêlées à des extraits de films et d’animes célèbres, notamment « Yu-Gi-Oh ! » et Dragon Ball (mais aussi Top Gun, comme si la guerre était un jeu). En avril, Donald Trump s’est aussi représenté en Jésus Christ sauveur, provoquant l’indignation des chrétiens, au premier rang desquels le pape Leon XIV.
C’est Donald Trump qui fait les publications ou une équipe chargée de ses réseaux sociaux ?
Certains internautes ont toutefois tenté de minimiser les actions de Donald Trump. Ils y voient le signe de la notoriété de Naruto et estiment que c’est une publicité gratuite de la part du président le plus puissant du monde. D’autres affirment même que les posts sur ses réseaux sociaux ne viennent pas de lui. Ces publications seraient l’œuvre d’une équipe d’immatures chargée de gérer ses différents comptes. Cette bande de jeunes influenceurs serait notamment composée de Steven Cheung, Devin Nunes, Sonny Joy Nelson ou encore Nick Adams. Vrai ou faux ? On ne le sait pas. Mais une chose est sûre : Donald Trump a avoué en mars que c’était lui-même qui a diffusé l’image de Jésus