L’Anses veut arrêter l’utilisation des cabines de bronzage

Nous en sommes plus au stade des avertissements et des recommandations d’utilisation. Dans un dernier avis rendu, l’Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses) a passé le cap supérieur et a demandé “aux pouvoirs publics de prendre toute mesure de nature à faire cesser l’exposition de la population aux UV artificiels“. Cette alerte est lancée devant le risque de cancer “avéré”. Cela concerne aussi la vente d’appareils délivrant des UV à visée esthétique notamment aux particuliers.

Olivier Merckel, explique la montée en puissance de ce besoin d’intervention énergique et radicale, ainsi “on ne peut plus attendre, les données scientifiques s’accumulent, il n’y a plus de doute, on a des preuves solides, le risque de cancer est avéré, on a des données chiffrées sur les risques pour les jeunes, pour toute la population, maintenant on recommande une action des pouvoirs publics“.

Le durcissement de la réglementation préconisé par le gouvernement ne semble plus suffire au regard du risque avéré de cancers cutanés pour les utilisateurs. En fait, cette interdiction des cabines de bronzage n’est pas une demande nouvelle, et déjà en 2015, les dermatologues s’étaient largement mobilisés. Ils ont été suivis par l’académie de médecine, et même les sénateurs. Le Centre international de recherche sur le cancer, a déclaré “cancérogènes certains”, les rayonnements artificiels depuis 2009.

Les spécialistes font aussi valoir dans un même temps, l’inutilité de la démarche. Les rayonnements artificiels, non seulement “ne préparent pas la peau au bronzage, ne protègent pas des coups de soleil ne permettent pas un apport significatif de vitamine D“. Par contre, ils sont bons pour provoquer un vieillissement de la peau “quatre fois plus rapide avec les lampes de bronzage qu’avec le soleil“.

Certains pays comme le Brésil et l’Australie, ont déjà opté pour l’interdiction pur et simple des cabines de bronzage.

La décision revient aux pouvoirs publics. A ce sujet, le ministère de la Santé, contacté par l’AFP, n’a pas encore défini sa décision après l’avis transmis il y a “quelques jours”.

Crédit photo : Druga edycja Maratonu Fotograficznego w Polsce

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