Une ex-actrice du X alerte sur la consommation de porno par les plus jeunes

Pour parler de quelque chose, et avoir un avis pertinent, autant demander à des personnes qui côtoient et sont des acteurs du sujet. Ancienne actrice X et désormais réalisatrice, Ovidie alerte sur la très grande facilité d’accès aux plus jeunes, à des contenus pornographiques parfois très violents à travers un livre, intitulé A un clic du pire. Il s’agit d’attirer l’attention du public et des autorités sur le sujet.

Un petit mot sur la personnalité d’Ovidie, que certains appellent l’intello du X. Cette actrice porno, est passée à la réalisation de ses propres films x, mais aussi de documentaires notamment pour différentes chaînes de télévision. Profitant des acquis d’une scolarité, qui l’a menée à un master de lettre, elle a aussi écrit de nombreux livres. Récemment, elle écrit et réalise « Là où les putains n’existent pas », une réflexion sur la société suédoise et sa politique abolitionniste. Le film retrace le parcours de la militante féministe Eva-Marree Kullander-Smith dite « Jasmine Petite » assassinée de 31 coups de couteau dans les bureaux des services sociaux suédois.

Pour en revenir à son livre A un clic du pire, la réalisatrice explique dans l’émission, ceci dit de Christian Vandel, qu’elle a choisi le titre de son livre pour souligner « qu’il suffit d’un seul clic pour avoir accès à une vidéo pornographique. C’est très frontal, il y a un accès H24 libre et gratuit à des millions de contenus, et parmi ces contenus, il peut y avoir le pire, non pas les petits pornos à la papa des années 70, mais des mises en scène de viol, des références à l’inceste, etc« .

Il ne s’agit pas de relancer un énième débat moral sur les pratiques sexuelles, mais bien, sur la consommation du X. Elle a déjà longuement expliqué en quoi internet a fait voler en éclats le monde du porno, qui est devenu un produit de consommation courante dans lequel on retrouve sans filtre tout et n’importe quoi. Loin de faire dans ce domaine, un nouvel épisode de « c’était mieux avant », il convient de réaliser qu’un enfant de 9 à 11 ans, a très certainement maté du porno sur son smartphone, avec souvent des pratiques et des thèmes qui sont loin de « maman se fait prendre dans la cuisine ».

Il faut se rendre compte, que le porno, qui représente actuellement 300 milliards de vues sur internet dans le monde en 2017, est devenu un objet médiatique classique managé par de grandes firmes, qui font du porno comme il ferait autre chose. Nous ne sommes plus dans l’amateurisme d’autrefois, qui concernait un monde restreint. Son impact devenu énorme, va obligatoirement façonner notre manière d’aborder la sexualité et changer nos comportements autant que la publicité ou tout autre média important.

Ovidie, fait une constatation terrible concernant notamment les filles. Les pratiques sexuelles, autrefois taboues, sont considérées maintenant comme une norme devenue obligatoire. Dans les deux cas, la liberté pour elles de les pratiquer ou pas, suivant leurs désirs est ignorée.

Crédit photo : La Cinémathèque de Toulouse

 

 

 

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