L’histoire de Becky ou le sexisme façon télévision japonaise

La dure loi du show-business sévit sur tous les continents. Au Japon, la très populaire Rebecca Eri Ray Vaughan alias Becky, voit les portes du monde de la télévision se fermer. Sa relation avec un chanteur marié, a cassé son image propre et lisse qu’elle est censée représenter.

Rebecca Eri Ray Vaughan, fille d’une mère japonaise et d’un père anglais, était l’une des stars les plus populaires du petit écran. À 31 ans, elle correspondait parfaitement à ce que l’on attendait d’elle. Une allure d’adolescente, pure, innocente, un peu sexy pour entretenir les fantasmes masculins. Et patatras ! Les tabloïds japonais révèlent une prétendue liaison avec un homme marié. Fini le conte de fées, accusée d’adultère, Becky perd son émission de radio. Son agence, Sun Music, lui retire même ses contrats publicitaires. De son côté, son amant présumé, le chanteur pop Enon Kawatani, continue sa carrière sans souci.

Histoire révélatrice, du sexisme omniprésent autour de ses artistes féminines japonaises. Elles sont une image créée de toute pièce par les agents et producteurs de stars. Ces artistes doivent être sexy, un aspect juvénile, soumises et dociles à l’image de certains mangas, un peu dérangeants, pour nos yeux occidentaux, et comme leur image est leur fonds de commerce, elles doivent aussi être “sans reproches, et accessibles”.
La plupart de ces stars n’ont aucune compétence pour le divertissement, leur valeur dépend de leur popularité auprès du public. Leur vie privée appartient aux agences et aux managers“, explique au Guardian Philip Brasor. Ainsi, jusqu’au mois de janvier 2016, les chanteuses de girls band japonais n’étaient pas autorisées à avoir de petits amis. Les jeunes femmes signaient une disposition garantissant leur célibat avant de débuter une carrière.

En 2013, Minami Minegishi, star du célèbre groupe japonais AKB48, avait été photographiée quittant la maison de son petit ami. Elle avait publiquement présenté ses excuses dans une vidéo YouTube, avant de faire pénitence et de se raser les cheveux.

Crédit photo : Jeremie

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