Voir sous les jupes des filles, ce n’est pas beau, filmer c’est un délit

Faire des vidéos en plaçant un objectif sous la jupe de femmes à leur insu, est une pratique, qui a maintenant un nom, cela s’appelle du upskirting. Cependant, si cela a un nom, c’est aussi parce que le Code pénal va maintenant sanctionner la pratique pour le délit de “captation d’images impudiques”.

Avec la miniaturisation des appareils, cette pratique a pris de l’ampleur chez les voyeurs de toutes sortes. Or, jusqu’ici, il était difficile de faire condamner de tels agissements, car juridiquement, ils ne relèvent ni de l’agression sexuelle ni de l’atteinte à la vie privée. Les victimes se retrouvaient devant une sorte de flou juridique si elles voulaient porter plainte.

Marlène Schiappa, secrétaire d’Etat en charge de l’Egalité entre les femmes et les hommes, a déclaré « il s’agit de combler une lacune de notre droit pénal qui a été relevée par de nombreux praticiens ». Elle continue, « cet amendement doit permettre de réprimer les personnes qui, notamment dans les transports en commun, utilisent leur téléphone portable ou de petits appareils photo ou de petites caméras, pour filmer l’entrejambe de femmes, assises ou debout lorsque celles-ci sont en jupe ».

Un amendement au projet de loi contre les violences sexistes et sexuelles, devrait aboutir à la mise en place d’une peine qui serait alors d’un an de prison et de 15 000 euros d’amende, portée à deux ans et 30 000 euros en cas de circonstances aggravantes.

Ce problème est international et plusieurs pays s’organisent aussi pour en limiter la pratique en sanctionnant les fautifs. Le Royaume-Uni, étudie aussi un projet de loi prévoyant au maximum deux ans de prison et une inscription au registre des délinquants sexuels. Il a fallu réagir après une pétition mise en ligne par une victime, Gina Martin qui a alerté sur les conséquences que cela peut avoir si en plus les photos sont diffusées sur les réseaux sociaux. “Deux gars ont pris des photos de moi sous ma jupe et j’ai vu les photos sur les téléphones de leurs amis, avait-elle expliqué à franceinfo. J’ai emmené un téléphone à la police et ils étaient désemparés, vis-à-vis de la loi, ils ne pouvaient pas faire grand-chose”.

Crédit photo : Simon

 

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