Une œuvre de Banksy dérobée

A Paris, près de Beaubourg, un graffiti de l’artiste britannique Banksy a été volé, dans la nuit du 1er au 2 septembre 2019. Une enquête a été ouverte.

L’œuvre représentait le rat iconique de l’artiste de rue le plus mystérieux et le plus célèbre du monde, Banksy. Le petit animal portant un foulard semblait être sur le point de déclencher une bombe. Peinte à l’arrière d’un panneau de signalisation pointant le parking du Centre Georges Pompidou, au 36 rue Rambuteau dans le 3èpme arrondissement de Paris, elle a été dérobée dans la nuit du dimanche 1er au lundi 2 septembre 2019.

Cette pièce comptait parmi la petite dizaine de l’artiste réalisées dans les rues de la capitale.

Cette affaire de « vol d’œuvre d’art » a été confiée au commissariat du 4ème arrondissement de Paris. Mais il est certain que le panneau de signalisation devrait se revendre à prix d’or sur le marché noir de l’art… Quelques jours après le vol d’une de ses œuvres à Londres, le graffiti était sur le point de se vendre aux enchères avec une mise à pris à 500 000 dollars.

Ce n’est pas une première…

Ce n’est en effet pas la première fois que le street artiste voit une de ses œuvres urbaines subtilisée. En janvier 2019, un graffiti situé sur une des portes de sortie du Bataclan, avait déjà été dérobée. Réalisé en juin 2018, en hommage aux victimes de l’attentat du 13 novembre 2015, ce dessin se voulait un « symbole de recueillement et appartenant à tous, riverains, Parisiens, citoyens du monde », selon la salle de concert où avait eu l’attaque terroriste.

Les cambrioleurs avaient, selon la police en charge de l’enquête, réussit leur coup avec une meuleuse et une disqueuse, de véritables engins de chantier. La surface avait ainsi été découpée et extraite, transportée dans un camion. Après ce vol, un internaute du nom de Bryan S Gaakman, avait appelé « à aider à retrouver l’œuvre ». Un pseudo attribué à l’artiste lui-même.

Le vol de street art, un délit ?

A qui appartient une œuvre d’art éphémère destinée au public des rues ? Cette question de propriété intellectuelle se pose de plus en plus face aux nombreux vols de street art. En terme de droit, le propriétaire du support peut choisir d’effacer le graffiti, de le laisser ou le garder précieusement chez lui. Mais à partir du moment où il voudrait en faire autre chose, l’œuvre redevient la totale propriété de l’artiste. Interdiction d’exposer, de reproduire, de diffuser ou de revendre, sans le consentement de son auteur.

Dans le cas où les dérobeurs ne sont pas les propriétaire du support, c’est un vol matériel. C’est pour cette raison que les personnes qui avaient volé les mosaïques extra-terrestres de l’artiste Invider avait été libérées par la justice : ils n’avaient en effet décollé que les matériaux de l’artiste en laissant le support mural intact.

Il appartient donc à la Mairie de Paris de retrouver son petit rat à la bombe…

Pas encore de commentaires

Les commentaires sont fermés