Un mois sans se plaindre

« Il fait trop froid », « il fait trop chaud », « j’aime pas ma tête », « les gens sont d’une tristesse dans le métro ! », « j’ai pas envie », «j’ai mal ici », «  je ne vais pas bien », « le bus est en retard »… Les réflexions négatives font tellement partie du quotidien, qu’il est de plus en plus difficile de les remarquer. D’autant plus que les Français sont réputés pour être les plus râleurs ! Et si on arrêtait ?

Après le mois sans tabac (en novembre), celui sans viande (en janvier), ou celui sans supermarché (en février), c’est le challenge du mois d’avril : ne pas se plaindre. Un mois entier sans râler.

Ça a l’air simple comme ça, mais dans une société qui pousse à broyer du noir et à être dans la négativité perpétuelle, c’est un exercice difficile que contraindre la nature humaine et les mauvaises habitudes !

Ces mauvaises habitudes à abattre

Une page Facebook essentiellement flamande a été créée à l’initiative du comité belge à l’origine du défi mensuel. Leur site internet, traduit en français, offre un « posimètre » : un testeur personnel de notre capacité à positiver. Parce que le changement commence par là : prendre conscience du nombre de fois où on se plaint chaque jour. Noter sur un carnet les plaintes, des plus légitimes aux simples contrariétés qu’on souligne constamment dans des râles sans même plus s’en rendre compte.

Le site internet offre par ailleurs des conseils quotidiens pour nous pousser à vivre une situation désagréable autrement : « Ce matin, je suis dans les embouteillages et il pleut. Où est le positif dans cette situation ? »

Interdiction de juger. Ne pas juger les autres et cesser de s’auto-juger, parce que c’est un robinet ouvert de négativité, qui entraîne de nouvelles plaintes… Le serpent se mord la queue. Jusqu’au 1er mai donc, interdiction de râler contre tout le monde, pour tout et n’importe quoi !

La pensée positive pour être plus heureux

Ce refus de la plainte est aussi particulièrement bénéfique pour… notre santé. Vous ne le saviez peut-être pas, mais le simple fait de sourire a un impact positif sur le moral et le bien-être.

La « pensée positive » est une méthode de thérapie, apparue dans les années 1950 en psychologie : elle permet de rester en bonne santé physique et mentale. Très étroitement liée à l’optimisme, elle pousse à toujours voir le « bon côté des choses » en s’appuyant sur la maîtrise de soi et «l’autosuggestion du conscient ». Plus le Sujet se répétera qu’il est heureux et que sa vie est belle, plus il s’en convaincra et réellement, son quotidien lui sera plus agréable à vivre. Une manière de faire du bien à son esprit et donc, à son corps.

Le cas le plus célèbre de cette méthode thérapeutique est sans doute celui de Norman Cousins. Professeur et journaliste américain, il tombe gravement malade dans les années 60. Ses artères atteintes, le corps médical lui confie ne pas pouvoir le soigner. Mais Norman Cousins décide de passer par la thérapie par le rire et la pensée positive. Six mois plus tard, il est complètement guéri.

Les lamentations sont un poids mental, parfois signe d’une dépression. S’en défaire c’est se faire du bien à soi mais aussi à l’entourage, par contre-coup. Finalement c’est assez simple, non ? Le positif attire le positif.

Un challenge qui, s’il est réussi, mériterait d’être prolongé après le 1er mai, d’une journée, d’une semaine, d’un mois…d’une vie !

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